Les dossiers du CIDUNATI

1...7891011...14

Le commerce de proximité

Face à l'agression outrancière de la grande distribution, en dix ans l'Insee estime, que le nombre de petit commerce en France a diminué de 80.000.

la France est devenue le pays d'Europe où le commerce de proximité détient la plus faible part de marché des différents circuits de distribution, soit 6% contre 16,5 au Royaume-Uni, 18,4% en Allemagne et plus de 35% en Italie.

Pourtant il est incontestable que le commerce de proximité joue un rôle économique et social primordial au cœurs de nos villes et de nos villages, il constitue un lieu d'échange, de communication et de service à toute la population. Depuis des siècle, le commerce structure la ville, fixe l'habitat et réuni les citoyens, élément de convivialité et de sociabilité, le commerce se positionne au centre de la vie collective.

Partout en France, chacun s'accorde à déplorer la fermeture des commerces de proximité et en particulier celles des commerces alimentaires, les raisons sont multiples, problème de transmission, évolution des habitudes de consommation, attractivité des centres commerciaux, amplitude horaire et conditions de travail des commerçants, stationnement…

Les commerces de proximité sont un élément essentiel de la vie sociale lieu de rencontres pour les uns, d'écoute pour les autres, ils sont indispensables à la vie des quartiers et des cités

Défendre le commerce de proximité c'est défendre une qualité de vie, c'est représenté les produits locaux, la diversité les goûts et nos métiers.

Le commerce de proximité qui représente 400.000 entreprises et deux millions d'emplois, mérite bien des mesures de solidarité.

Cela passe par la connaissance des besoins, et par la mise en œuvre d'un rétablissement de l'équilibre commercial.

La première mesure urgente est de stopper la course aux mètres carrés de la grande distribution.

Rapport ATTALI, c'est non !

Le commerce de proximité inquiet après la remise du rapport ATTALI, au Président de la république.

Ce rapport préconise la suppression de la loi de 1973 dite ROYER, il  s'agissait alors de protéger le petit commerce de la concurrence naissance des grands distributeurs.

Quant à loi de  1996 RAFFARIN, relative à la promotion et au développement du commerce et de l'artisanat elle était sensé visé à protéger le petit commerce de la concurrence excessive des nouvelles formes de distribution.

L'une et l'autre était sensé maintenir un minimum de jeu concurrentiel entre le petit et le moyen commerce d'une part, et la grande distribution d'autre part.

Paradoxalement ce système s'est avéré très favorable pour la grande distribution car cela à créé des situations de monopoles consécutif aux graves insuffisances du contrôle administratif sur place qui ont privé d'efficacité ces lois et en quelques décennies des empires commerciaux se sont constitués provoquant une disparition rapide des commerces de proximités.

Le rapport ATTALI préconise de revenir à une situation identique lorsque entre 1939 et 1951 l'implantation des établissements commerciaux ne faisait l'objet d'aucune loi.

En clair la commission propose de rétablir la mise en concurrence des enseignes entres elles en libéralisant leur implantation au détriment du petit commerce.

Ces dispositions si elles étaient retenues, ouvrirait la boite de pandore, le remède sur le pouvoir d'achat serait pire que le mal, et sonnerait définitivement le glas de ce qui en reste en commerces de proximité.

Le CIDUNATI rejette toutes idées de suppression des lois ROYER et RAFFARIN et demande un contrôle accru pour en renforcer l'efficacité. 


1...7891011...14


Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS
Partager vos données avec TOWebDernière mise à jour : jeudi 30 août 2018